-Nos périples-Koweït

Koweit

Koweit

Période du 24 octobre au 6 novembre 2023...

L’heure est venue! Après plus de 40 jours, nous quittons l’Iran vers une direction qui n’était absolument pas prévue pour nous : la péninsule arabique.

Le 24 octobre, nous partons tôt le matin avec notre ami de voyage Christian, que nous recroissons maintenant dans chaque pays.

Nous arrivons à 08h00 à la frontière mais c’était ambitieux, forcément nous avons dû attendre encore une demi-heure car le bureau en charge n’ouvrait qu’à 8h30. Et c’est là que commence notre marathon de patience. Nous avons fini du côté iranien au bout d’une heure et demie. Nous avons reçu beaucoup moins de contrôle que prévu, ni pour le visa et la fouille du véhicule, pas de questions sur notre séjour, tant mieux. Seuls les passeports ont été contrôlés et le « Carnet de passage (CPD) », notoire et indispensable pour les voyageurs.

Du côté irakien, tout recommence. Mais cette fois, on obtient le visa directement à la frontière. Dans une sorte de village conteneurs, nous sommes envoyés d’un endroit à un autre. Tous les gens sont plutôt sympathiques. Mais chaque poste implique d’attendre. Lorsque nous sommes arrivés à la dernière barrière frontalière vers 13 heures, rayonnants de joie, nous sommes gentiment informés qu’il nous manquait encore le contrôle final du CPD. Retour à un autre conteneur. Cependant, 13 heures est un très mauvais moment. Le monsieur qui gère ce domaine nous ouvre la porte en sous-vêtements et dit à Xavier qu’il va maintenant faire sa sieste de l’après-midi et qu’il faut être patient. Eh bien, profitons de ce temps pour nous fortifier avec un petit quelque chose heureusement préparé à l’avance. Repus et tous les papiers nécessaires en main, nous posons enfin le pied sur le sol irakien, plutôt les roues, vers 14 heures. Les 70 kms à l’intérieur de l’Irak nous attendent désormais. En fait, ce n’est pas si grave, mais nous avons sous-estimé la ville de Bassora. Il semble qu’il faille une éternité pour lutter contre les embouteillages de cette ville. Le paysage urbain a changé. Fini les vieilles Peugeot Pars auxquelles nous sommes si habitués les dernieres semaines. Ici, on trouve principalement de grands véhicules modernes et climatisés dans les rues. Le style de conduite est nettement plus rapide et également plus mouvementé. 

À peu près deux heures plus tard, nous atteignons la frontière suivante : Irak-Koweït. Bien sûr, tout recommence depuis le début. Contrôle de passeport, contrôle de visa, CPD, contrôle de chien renifleur deux fois, ce qui est plus que ridicule. Un petit « bakchich » à 20 €, pour peu importe… Quand nous sommes presque sûrs d’avoir tout fait et que la barrière frontalière est presque devant nous, c’est reparti pour un nouveau contrôle. Nous avons de la chance que cette fois-ci, pour une fois, nous ayons Christian devant nous, dont le véhicule est désormais contrôlé dans les moindres détails par un douanier sympathique mais un peu trop zélé, tandis que le supérieur nous sert des dattes et du café arabe composé de cardamome dans le coin salon adjacent. Alors que Xavier et moi passons un bon moment , le pauvre Christian doit tout ouvrir et tout ranger. Nous redoutons l’idée que cela nous arrive après avec notre fourgon quand même plus grand. Néanmoins, nous profitons du moment et échangeons avec notre superviseur très sympathique et intéressant, qui nous parle de la meilleure carte SIM du pays, des types de dattes et plein d’autres choses. Peut-être que cette conversation a été notre grande chance, car notre inspection s’est finalement terminée beaucoup plus rapidement que prévu, de sorte que nous sommes finalement arrivés au Koweït vers 19 heures – 11 heures plus tard – fatigués mais soulagés. Directement après la frontière, nous trouvons une station service où nous pouvons passer la nuit.

Le lendemain nous partons pour Koweït City. Comme je me sens malade depuis hier, le programme d’aujourd’hui sera donc très fastidieux pour moi. L’habituel : se procurer une carte SIM, retirer de l’argent, une assurance, faire des courses et chercher un spot sera une épreuve supplémentaire pour moi.

Le choc culturel, passant de la vie simple en Iran à la vie riche et axée sur la consommation ici au Koweït, doit d’abord être digéré.

Heureusement, nous trouvons un bon endroit au bord de la mer où nous pouvons rester 10 jours et se refaire une santé. Parce que bien sûr, j’ai aussi infecté Xavier et c’est ainsi que tout se passe. Mais finalement, c’est bien pour nous de trouver du temps et de la paix ici. Nous rencontrons des voyageurs que nous connaissons déjà, comme Nana et Alexis avec leurs enfants, J.B. Mais aussi faire connaissance avec d’autres voyageurs. Nous sommes invités à prendre le thé par le sympathique Koweïtien Abdullah et une semaine plus tard à déjeuner. Nos seules activités seront de visiter le marché aux poissons et le bazar mais surtout laisser filer les journées. 

L’épreuve finale pour notre santé sera alors le grand centre commercial de la 5ème Avenue. Une très grande ville couverte qui nous fascine mais qui nous submerge aussi presque par sa taille.

Après avoir survécu à cet après-midi surclimatisé, qui nous semblait n’être pas plus que 15 degrés, nous avons quitté notre spot habituel et, le cœur triste, avons également quitté mes gerbilles bien-aimées.

Un jour avant de partir en Arabie Saoudite, nous visitons au moins le salon pétrolier et gazier KOC Ahmed Al Jaber. Très élaboré et assez intéressant, on en apprend davantage sur la production pétrolière au Koweït. Nous sommes guidés à travers l’exposition par un guide touristique et nous constatons donc malheureusement aussi nos limites dans nos compétences en anglais !! Nous passons la dernière soirée dans un endroit agréable au bord d’une crique pour être prêt pour la suite le lendemain: l’Arabie Saoudite.

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