-Nos périples-Pakistan

Les vallées du nord.

Les vallées du nord.

Période du 21 mai au 08 juillet 2024...

Ça y est c’est le moment de me replonger dans le blog et reprendre un peu l’écriture car depuis la publication de notre dernier article, nous avons voulu profiter et vivre pleinement la suite de nos aventures et notamment notre escapade dans l’Himalaya (qui sera notre prochain article sur l’Inde).

Notre objectif initial en venant au Pakistan était de découvrir la région du Nord, entre autres Gilgit-Baltistan. Par chance nous avons pu trouver un workaway à Gulmit et pendant un mois nous avons abordé les diverses vallées de cette région mais également, grâce à nos hôtes, découvrir et s’imprégner de la culture locale complètement différente du reste du Pakistan.

C’est donc avec émotion que nous commençons nos diverses excursions dans cette région où se rencontrent les prestigieuses chaînes montagneuses du Karakorum au nord, de l’Himalaya au sud et du Pir Panjal à l’ouest. 

1. De la vallée de Skardu à Khaplu.

En regardant de plus près cette région sur une carte on peut s’apercevoir que le Ladakh majoritairement indien n’a pas de frontière avec le Pakistan. En effet en 1947, lors de la partition des Indes, cette région avec celle du Cachemire est restée très conflictuelle entre l’Inde, le Pakistan et la Chine. C’est pourquoi nous n’avons pas eu l’autorisation de continuer beaucoup plus loin que Khaplu mais nous avons adoré l’atmosphère apaisante de ces vallées.

Skardu:

Nous étions loin de nous imaginer de rencontrer un désert dans cette partie du globe, surtout après avoir passé l’hiver dans la péninsule arabique.

Malheureusement, à notre arrivée, le magnifique panorama montagneux était quelque peu masqué par d’énormes rafales de sable. Mais à notre réveil c’est avec stupéfaction que nous découvrons le spectacle. J’avoue que cette fois le contraste entre le désert de sable et les montagnes enneigées nous a laissé sans voix.

Khaplu:

Et si nous sommes déjà à Skardu nous devons absolument aller à Khaplu qui a ses racines au Tibet. 

Cela se reflète à la fois dans l’apparence du peuple, dans l’architecture mais aussi par de magnifiques cultures en terrasse où de nombreux petits cours d’eau sont minutieusement pensés pour que chaque parcelle soit correctement irriguée. Nous avons été fascinés par cette ambiance et par l’hospitalité de ce peuple.

2. Hunza vallée.

En remontant encore plus au nord, nous entrons dans une région très spéciale, Hunza vallée. En effet après plusieurs semaines dans ce pays où les hommes dominent les espaces publics et où les femmes restent souvent à l’écart nous découvrons avec plaisir qu’ici elles sont présentes, notamment dans l’industrie du tourisme, principale source de revenus de la vallée. La majeure partie de la population est ismaélienne, une branche de l’Islam chiite dans lequel les femmes ont un rôle plus important. Le port du voile y est moins stricte, et c’est plus souvent que nous les verrons porter la tenue typique, commune à toutes les régions montagneuses du Nord.

La seule issue pour se rendre dans cette vallée est la Karakorum highway. Mais en 2010, un éboulement a bloqué l’ensemble des villages en amont et inondant complètement la vallée. Pendant plus de 4 ans les habitants sont restés isolés, le seul ravitaillement possible étant par bateaux. Depuis un tunnel a été construit, ce qui permet d’accéder plus facilement à cette région, cela reste néanmoins délicat et incertain lors des périodes de pluie pouvant s’avérer importantes à certains moments de l’année.

Gulmit:

C’est ici, que nous avons trouvé notre workaway. Nous poserons « nos roues » pendant un mois et alternerons entre escapades dans la région et travail dans un magnifique complexe écologique que le couple Saira et Faiz ont commencé à construire il y a 8 ans. 

C’est plein de belles idées et une expérience complètement nouvelle pour nous. Notre projet principal, terminer une yourte pour la mi-juin et aider pour l’entretien de la propriété.

Passu valley:

Les différentes vallées dans le nord du Pakistan regorgent de richesses naturelles, malheureusement nous ne pourrons pas aller partout faute de véhicule 4×4. Néanmoins, certaines de ces merveilles nous serons accessibles et nous pourrons profiter de belles randonnées à côté d’un glacier, traversée d’impressionnants ponts suspendus ou simplement se poser et admirer ce que la nature nous offre.

Depuis notre place de parking, nous avions une vue fantastique sur les sommets enneigés. Notre randonnée matinale totalement imprévu vers le glacier blanc de Passu nous a coupé le souffle de deux manières : la montée était énorme, mais la vue qui nous a accueilli était tout simplement incroyable.

Pour Petra ça sera le moment de relever encore un autre défi, la traversée d’impressionnants ponts suspendus où j’avoue que pour certains le challenge était particulièrement élevé. Mission reussie avec courage.

La nature toujours et simplement impressionnante nous offre des spectacles que l’on ne se lasse pas d’admirer.

3. De la vallée Hopper à Naltar.

Au moment de repartir, nous profitons pour visiter trois vallées en aval du tunnel.

Hopper valley:

Cette fois pas de randonnée pour accéder à cette vallée mais plus de 2 heures de piste pour atteindre le saint graal, un magnifique glacier noir.

Karimabad:

Pour monter sur le point de vue « Eagle Nest », nous suivons un berger au nom de Sultan, âgé de 75 ans, qui nous emmène dans son palace d’été pour nous offrir une tasse de thé. Un panorama fabuleux que l’on déguste pour nos derniers jours au Pakistan.

Naltar valley:

Ici nous avons l’occasion de randonnée dans une magnifique vallée et enfin retrouver des forêts que nous n’avions pas eu depuis plus de 10 mois. Nous faisons la connaissance de Lovely, un léopard des neiges, âgé de 10 ans, qui est soigné dans un enclos car elle a été retrouvée bébé et ne peut plus vivre à l’état sauvage. Une créature impressionnante…

4. Les jungles trucks.

Nous ne pouvions pas terminer notre article sur le Pakistan sans parler des « jungle truck », surnom donné par l’armée américaine en raison du bruit de cliquetis des chaînes et des pendentifs suspendus aux pare-chocs des véhicules.

Dans les années 1930, les camions Bedford envahissent les rues du pays. Au début chaque entreprise avait son logo pour que le camion soit facilement reconnaissable. Au fil du temps, ces logos sont devenus de plus en plus ornés, chaque centimètre est recouvert. Pour les propriétaires, plus le design est extravagant, plus les affaires se portent bien. Les chauffeurs peuvent dépenser jusqu’à 2 ans de salaire pour honorer leur véhicule. C’est maintenant une véritable industrie qui fait vivre plus de 50 000 personnes au Pakistan. 

De bas en haut les camions sont une explosion de couleur. Les panneaux sont richement peints contenant des mosaïques d’oiseaux, de saints, d’acteurs ou simplement des scènes de vie rappelant le village ou l’appartenance ethnique du conducteur.

Il ne s’agit pas seulement de camions mais les bus, les citernes, les tuk-tuk, les tracteurs et même les chariots de vendeur sont décorés de la même façon. 

C’est un vrai art populaire ambulant, une galerie sans mur, une exposition libre en mouvement perpétuel.

Nos articles sur le Pakistan se terminent, nous y serons restés presque 2 mois et demi, et avons découvert une face cachée de ce pays. En plus d’une gentillesse et d’une hospitalité impressionnante, leur mode de vie complètement différent du notre nous a permis d’apprendre un peu plus sur nous-même et de pouvoir toujours garder à l’esprit le but de notre voyage: une ouverture d’esprit grâce cette diversité des peuples et des cultures. 

Nous nous souviendrons également de cette nature impressionnante et de la grandeur de ces magnifiques vallées. 

Le Pakistan vaut vraiment la peine de s’y attarder et de ne pas le considérer comme un simple transit si vous voulez aller en Inde. Prenez le temps et découvrez le…

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