-Nos périples-Oman

Sultanat d’Oman, la perle de la péninsule.

Sultanat d’Oman, la perle de la péninsule.

Période du 05 décembre 2023 au 01 fevrier 2024...

Lorsque nous avons pris la décision de changer notre itinéraire au mois d’octobre l’année dernière lorsque nous étions en Iran, nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre en venant à Oman. Au moment où j’écris ces lignes cela fait maintenant deux mois que nous sommes ici et vraiment nous sommes tombés sous le charme de ce pays.  

Nous nous sommes laissés porter au grès de nos envies, c’est pourquoi comme à Musandam, nous avons alterné entre mer, wadis et jebels.

Raconter l’intégralité des deux mois pourrait être long, j’évoquerai donc que certains points même si l’ensemble aura été une aventure extraordinaire.

2. Mascat.

Enfin une capitale à taille humaine. Lorsque nous sommes arrivés en octobre dans la péninsule arabique, nous avons pu constaster que la folie des grandeurs s’était emparée de ces pays devenus extrémement riches depuis l’apparition du pétrole. Le sultanat d’Oman, également très riche, a su malgré tout garder une simplicité et une tradition propre à son passé. Le feu sultan Qaboos a réussi à préserver son pays de cette extravagance du toujours plus haut et toujours plus grand. C’est avec plaisir que nous abordons cette capitale pour explorer le souk, l’esplanade et la criée.

Malgrès les nombreuses mosquées que l’on a pu visiter en Iran, il nous fallait quand même passer voir celle du sultan Qaboos. Nous pensions rencontrer une mosquée ordinaire car récemment construite (1995) mais au contraire nous sommes restés sans voix lors de notre entrée dans la salle principale, où un lustre de Swarkoski de plus de 8 tonnes surplombait nos têtes. Certes nous pouvons constater la richesse de cet édifice, mais tout est fait avec goût et rafinement. Une autre particularité, son tapis d’une seule pièce fait à la main par plus de 400 femmes iraniennes pendant environ 4 ans. 

Mais Mascat c’est aussi pour moi, une fois encore, de trouver un dentiste, ce qui nous obligera à revenir 3 fois dans la capitale. Ces allers retours nécessaires nous permettrons de profiter de ce temps pour effectuer les entretiens et les réparations pour notre fourgon car l’immensité de ces pays nous force à constater que les kilomètres défilent sans s’en rendre compte, plus de 13000 kms depuis notre arrivée en Iran.

3. Jebel Chams.

Les seules frontières possibles pour rentrer à Oman se situent dans le Nord du pays, nous débuteront donc notre aventure dans cette région où nous pourront explorer plusieurs chaines de montagnes mais malheureusement plusieurs jebels et wadis nous seront impossible faute de 4×4.

Si on parle de montagnes, on ne peut pas passer à côté de jebel Chams, la plus connue dans le Nord. La piste pour y arriver n’est pas simple, mais après Mussandam notre fourgon commence vraiment à s’habituer à ces montées impressionnantes. Arrivés en haut, le point de vue est superbe et nous sommes accueillis par de très belles chèvres connues pour leur curiosité.

Et c’est parti pour 3 heures de rando, heureusement Petra commence à maîtriser son vertige car le sentier qui domine le wadi Nahkr peut avoir des surplombs de plus de 900m de hauteur. D’autres chèvres, plus habiles que nous dans ce genre d’exercice, nous attendent déjà sur les hauteurs des différents balcons de notre arrivée.

C’est l’heure du retour, et encore une fois il ne vaut mieux pas regarder le chemin car c’est vraiment impressionnant. Très belle journée sous un soleil radieux et pour finir en beauté un magnifique spot sur les hauteurs pour passer la nuit, comme fait exprès notre chauffage n’a pas voulu démarrer, on a donc passé la nuit avec 6 degrés.

4. Nizwa.

Nous continuons d’explorer la région entre petits wadis et villages mais nous nous dirigeons vers l’ancienne capitale d’Oman, Nizwa. Celle-ci, bien que touristique, a su garder ses traditions et c’est avec un regard fasciné que nous assistons à l’ouverture dés 7h le vendredi du traditionnel souk aux animaux.

Et c’est l’annonce officielle, au coeur d’une rotonde se mélent acheteurs et vendeurs mais également curieux venus pour l’occasion assister à cette bourse aux animaux. Ici seuls les initiés peuvent comprendre, ça interpelle, ça pialle, ça marchande pour notre plus grand bonheur. Au bout de 2 heures, la frénesie s’estompe, les animaux changent de mains contre quelques billets et le marché reprend son cours normal.

Un moment fort que nous ne sommes pas prêts d’oublier…

Nizwa, c’est aussi son souk traditionnel, son fort et son musée que nous visitons lors de notre deuxième passage à notre retour en fin de périple.

5. Les wadis.

Quand on parle d’Oman on apprend très vite qu’ici on ne pourra pas échapper aux wadis ou « Oueds ». De toutes les formes et de toutes les tailles, les wadis font partie intégrante du pays. Ce sont des vallées, des lits de rivière plutôt secs durant l’hiver, mais nous arrivons quand même à en trouver avec de l’eau pour notre plus grand plaisir. Nous passerons plusieurs jours dans le wadi Darbat près de Salalah, dans le sud, où nous trouverons un calme et une sérénité avec toutes sortes d’animaux qui partageront avec nous notre bivouac.

 

6. La côte Omanaise.

Oman c’est aussi 1700 kms de côtes, il est donc impossible de passer à côté. Nous alternerons entre jebels, wadis et mer durant nos deux mois et demi dans ce pays. Nous décidons début janvier de suivre la côte sur 1200 kms et rejoindre Salalah, la principale ville du Sud où nous trouverons des plages de sable blanc et une eau turquoise. Nous pourrons apercevoir régulièrement, nageant à moins de trente mètres du bord, des dauphins jouant entre eux mais malheureusement sans pouvoir les approcher, à notre plus grand regret. En descendant encore plus bas, à quelques kms de la frontière avec le Yemen, le paysage change encore pour une côte rocheuse parsemée de criques où nous trouvons des spots plus beaux les uns que les autres.

Oman sera quand même plus de 6000 kms entre les routes et les pistes très agréables où nous pourront croiser multitude de dromadaires et de chèvres.

Comme en Iran, nous seront toujours salués et les bienvenus dans tous les villages traversés. Ici les points d’eau de ravitaillement seront essentiellement dans les mosquées où l’on pourra également profiter des fontaines d’eau fraîche et filtrée mises à la disposition pour tout le monde pour notre plus grand plaisir.

7. Le désert.

Si l’on regarde une carte satellite d’Oman, on peut apercevoir une vaste étendue désertique qui couvre cette région, le Wahiba sands. Faute de 4×4 nous ne ferons que traverser une partie de cette zone pour remonter vers les Emirats mais malheureusement sans voir ces magnifiques dunes oranges. Qui sait peut être une excuse pour nous trouver un 4×4 et revenir dans cette région, affaire à suivre…

Nous profitons quand même d’un autre petit désert, les Suggar dunes et d’un lac salé en descendant vers Salalah. Nous réussissons à faire des pistes et rouler sur la plage pour trouver un spot directement au bord de l’eau. Au bout d’un moment cet excés de confiance m’a quand même valu une petite frayeur…  Cette fois le sable mou à été plus fort que moi et nous nous sommes retrouvés tanqués dans le sable. Heureusement un omanais avec son Toyata Land Cruiser qui passait par là a pu nous tirer et sortir notre fourgon de 3,5 tonnes. 

Voilà, Oman touche à sa fin, ce changement imprévu d’itinéraire nous aura fait découvrir un pays complétement inconnu pour nous mais certainement pour beaucoup, car lorsqu’on parle d’Oman peu de personne savent le situer.

Nous auront eu la chance de découvrir un pays authentique et de traditions mais surtout de respect. Nous avons découvert une nature certes arride mais qui n’en reste pas moins extraordinaire.

Depuis le départ c’est le pays où nous sommes restés le plus de temps, et surtout nous n’avons pas vu défiler ces deux mois et demi. Mais nous sommes, avec Petra, unanimes que c’est un pays où nous auront le plaisir de revenir pour continuer de découvrir ou tout simplement se poser pour profiter de sa sérénité et de ses températures en hiver qui ont fait jalouser quelques-uns de nos amis en Europe.

Nous traversons la frontière et pensons maintenant au futur, nous reprenons notre itinéraire vers l’Est à la découverte de pays certes moins tranquilles mais qui ne manqueront pas d’intérêt, tout au contraire.

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2 comments

  1. Quelle Aventure 👌👌💪💪💪le top du top du top 😍j’ai appris qu’on pouvait s’enfoncer dans le sable 😜🤣 c’est génial et vous êtes rayonnants tout les deux, pleins de bisous 😘😘😘

    1. Merci Mumu, une de nos plus fidèle follower 🙂 Et oui il s’enfonce bien dans le sable… Heureusement Petra m’a beaucoup freiné car je serai encore avec la pelle… bisous

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