-Nos périples-Iran

L’Iran, rencontres et partage

L’Iran, rencontres et partage

Période du 19 septembre au 02 octobre 2023...

Sur les routes iraniennes, les kilomètres ne se ressemblent jamais vraiment. Très vite, nous comprenons que voyager en Iran ne consiste pas seulement à découvrir des paysages ou des monuments. Ce sont surtout les habitants qui donnent toute sa richesse au voyage. Invitations spontanées, discussions improvisées au bord de la route ou simples gestes de générosité deviennent presque une habitude.

Dans ce nouveau chapitre de notre périple, nous poursuivons notre découverte du pays entre grandes villes animées, lieux saints et oasis aux portes du désert. Un Iran parfois surprenant, souvent déroutant, mais toujours profondément accueillant.

6. Sur la route de Téhéran, l’hospitalité spontanée.

La route se poursuit entre coups de klaxon, « Welcome ! », signes de la main… Cela deviendrait presque normal pour nous désormais, preuve que nous sommes vraiment les bienvenus ici.

Cette fois, une Peugeot 405 Pars — la reine des routes iraniennes — nous double, ralentit à notre hauteur et nous fait signe de nous arrêter à un rond-point. Une famille iranienne souhaite nous inviter chez elle, à quelques kilomètres de là. Pourquoi pas ? Nous les suivons et sommes accueillis dans leur maison comme des invités d’honneur. Thé, gâteaux, fruits… tout est prêt pour nous recevoir. Nous échangeons longuement sur nos vies, nos cultures, nos voyages. Ils insistent pour que nous dormions chez eux. Ils ont du mal à comprendre que notre fourgon est notre maison et que nous y sommes très bien. Après plusieurs refus polis, nous repartons les bras chargés : produits du jardin et une bouteille d’eau de rose de leur propre production — impossible de refuser, cela aurait été mal perçu. De notre côté, nous offrons nos petits porte-clés Tour Eiffel, reçus avec une joie sincère.

Cette générosité, parfois déroutante pour nous Européens, est ici naturelle. Ils ne demandent rien en échange — si ce n’est une photo souvenir — et tout est fait de bon cœur.

Nous reprenons la route vers Téhéran, mais faisons un arrêt 45 km plus loin pour découvrir le dôme de Dôme de Soltaniyeh, considéré comme la troisième plus grande coupole au monde.

Le site est malheureusement en rénovation, mais l’ampleur du monument reste impressionnante.

7. Téhéran, un autre visage de l'Iran.

Au début de notre voyage en Iran, nous n’étions pas très enthousiastes à l’idée de visiter la capitale. Les grandes villes ne sont pas vraiment notre terrain de jeu. Mais passer si près sans découvrir Téhéran aurait été dommage.

Nous nous installons dans un grand parc en périphérie et prenons le métro pour éviter d’entrer dans le centre avec le fourgon. La ville nous surprend. Animée, vivante, dense. Rien à voir avec Tabriz et son unique ligne de métro. Ici, il faut jouer des coudes pour monter dans les wagons, où hommes et femmes sont mélangés.

Téhéran nous paraît plus libérale dans son apparence que nous l’imaginions. Beaucoup de femmes ne portent pas le voile ou d’une façon très relâchée. La jeunesse semble vouloir montrer un autre visage que celui souvent perçu en Occident.

Nous visitons le Palais du Golestan, étonnant par la profusion de miroirs dans ses salles intérieures. Puis, impossible de passer à côté du bazar, où nous nous perdons une fois encore dans les ruelles et les cours magnifiquement décorées.

Le soir, nous nous promenons jusqu’au Pont Tabiat. Agréable, moderne… mais nous aurions été un peu déçus de faire un détour uniquement pour lui.

Apprenant que le lendemain est férié, nous décidons de quitter la ville au petit matin pour profiter du calme. Direction Qom.

Le palais de Golestan.

Le bazar et le pont de Tabiaz.

8. Qom, au coeur de l'Iran spirituel.

Qom est l’une des villes les plus saintes du pays. Nous visitons le sanctuaire de Sanctuaire de Fatima Massumeh, sœur du huitième imam.

Le lieu est accessible aux non-musulmans, mais Petra doit porter un tchador et nous sommes accompagnés par une guide pendant une partie de la visite.

Nous resterons mitigés entre la beauté de ce lieu et le fait d’avoir la sensation de ne pas être à notre place par rapport à d’autres lieux saints qui avaient réussi à nous émerveiller totalement.

En retournant au parking, nous cherchons à acheter la spécialité locale, le « sohan ». Impossible de trouver une boutique. Comme souvent, demander à un Iranien signifie recevoir une aide immédiate.

Un homme nous propose de nous emmener dans la meilleure pâtisserie de la ville. Nous acceptons… avant de comprendre que ce sera en moto. En Iran, on peut rouler à trois sans casque, remonter les sens interdits et téléphoner en conduisant sans que cela semble poser problème.

Dix minutes plus tard — non sans une pointe d’anxiété — nous arrivons à la célèbre pâtisserie. Photos obligatoires. Puis notre guide improvisé nous accompagne jusqu’au bazar. Nous souhaitons le remercier en l’invitant… impossible. C’est lui qui paie, la course et les boissons, sans que nous puissions protester.

Encore cette fameuse hospitalité iranienne…

Les fameux « Sohan » bien mérités.

9. Kashan, l'oasis aux mille roses.

Nous avions recontacté nos amis plus au sud pour convenir d’un point de rendez-vous. Juste avant d’arriver à Kashan, un caravansérail attire notre attention. Nous y passerons deux jours pour nous préparer à la visite de la ville.

Kashan est considérée comme l’une des plus anciennes et grandes oasis du centre de l’Iran, aux portes du désert. C’est aussi la ville de la rose de Damas, que l’on retrouve sous toutes ses formes — au grand plaisir de Petra.

Nous y passons quatre jours à visiter les maisons traditionnelles, les caravansérails du bazar, les hammams du Sultan et la jolie mosquée traditionnelle.

Cette ville aux couleurs ocres et ses maisons en pisé nous fera tomber sous son charme accueillant.

Les maisons traditionnelles de Kashan.

Les deux caravanesérails du bazar de Kashan.

La mosquée tradionnelle.

Le frigo tradionnel aux portes de la ville.

Moins de trois semaines de voyage, et pourtant l’impression d’avoir vécu bien plus. Nous avons vu tant de paysages, fait tant de rencontres, partagé tant de moments que le temps semble s’être dilaté. Et au fond, c’est plutôt bon signe : cela signifie que ce pays nous touche profondément.

Nous poursuivons désormais notre route vers les portes du Pakistan. Mais nous ne manquerons pas de vous partager le troisième et dernier volet de cette extraordinaire aventure.

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2 comments

  1. Comme d’habitude, ces belles aventures nous donnent des envies de départ pour decouvrir nous aussi toutes ces merveilles.
    Merci à vous 2 et take care 🙂

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